hip hop story!
ETAPE 1
Histoire de la danse hip-hop
layer hidden off the screenLe "hip " est un terme utilisé dans les ghettos noirs américains, provenant du mot "hep " signifiant en argot noir (jive talk) "être affranchi " mais aussi "compétition ".
La danse est la plus ancienne expression artistique du mouvement, mais fut vite détrônée par le rap. Cette place privilégiée accordée initialement à la danse transparaît dans le terme "hip hop " puisque "to hop " signifie danser.
Naissance aux Etats-Unis
C’est dans les années 70 aux Etats-Unis que le mouvement hip hop voit le jour. " Afrika Bambaataa ", membre du plus important gang du Bronx, devient (suite à la mort d’un de ses amis) le plus fervent partisan de la non-violence. La valeur fédératrice, le point de ralliement imaginé par Afrika Bambaataa s’appelle la Zulu Nation, son slogan " paix et unité ". Ce combat s’inscrit dans la lignée de la lutte pour les droits civiques impulsée dans les années 60 par le Black Power qui eut pour leaders charismatiques Martin Luther King et Malcom X. Autre fer de lance du mouvement hip hop : Kool Herc, jeune DJ du Bronx originaire de Jamaïque, qui fait danser grâce à ses tables de mixage les Break-Boys (ou Break-Dancers) du quartier. L’expression " B-Boy ", qui est à l’origine un raccourci pour " break-boys ", désigne aujourd’hui un membre participant activement au mouvement qu’il soit danseur ou non.
Etape 2 - Styles et techniques de danse
layer hidden off the screenPetits -mais précieux- conseils avant de rentrer dans le vif du sujet :
Que vous soyez débutant ou non, il est indispensable de procéder avant de commencer à quelques échauffements au niveau du cou, des poignets…Pour les plus courageux d’entre vous, ne lésinez pas sur les pompes.
Préparation de base, le « twister flex » consiste à effectuer des rotations au niveau du buste et des hanches.
Ne négligez sous aucun prétexte le fond musical. Danser sur du rap ou de la soul qui bouge est une condition sine qua non pour se mettre dans l’ambiance !
Sachez qu’il existe trois principaux styles de danse : le "Smurf " et la "Hype ", le "Break " et le "double-dutch ".
Le Smurf et la Hype : danse debout.
Le Smurf, signifiant littéralement "schtroumpfs", est appelé ainsi parce que les danseurs possédaient des gants blancs semblables à ceux des "schtroumpfs". Aujourd’hui, le terme d’ "Electric Boogie" est plus courant, smurf serait en fait une terminologie française.
"L’Electric Boogie" repose sur une technique de mime. Commençons par étudier les figures les plus accessibles pour un non-initié :
"the wave " est une grande vague qui passe du début des doigts et qui se transmet ensuite à tout le corps sans passage au sol. En gros, il s’agit de faire onduler tout son corps.
Pour vous aider à vous représenter le "locking ", imaginez que vous pointez un ticket dans un bus. Sa difficulté repose sur sa vitesse d’exécution et la précision du geste.
Le "locking" est souvent accompagné du "pointing " qui consiste à fixer du regard son doigt pointé. A ne pas confondre avec le "lock-it " qui est censé refléter les mouvements du rire. Cette danse suppose des mouvements très rapides et des arrêts brusques entre chaque figure.
Le "pop " se compose de mouvements saccadés comparables à ceux d’un robot et correspond à une contraction de tout le corps. Le "blocage " est une variante qui ne bloque que jambes et bras.
Pour réaliser le "moon walker", il s’agit de se déplacer au ralenti sur la pointe des pieds. On a tous en tête les démonstrations magistrales de "moon walker " faites par Michael Jackson dans ses clips.
Il existe aussi le "tetris", bien plus explicite si on parle d’ "égyptien " : il s’agit d’emboîter des figures de formes différentes les unes dans les autres à partir des mains en plaçant son corps de face et le visage de profil ou le contraire. Inspirez-vous des représentations des pharaons de l’Egypte antique !
L’ "ondulation " appelée "vogueing" tire son nom du célèbre magazine de mode Vogue. Mettez-vous dans la peau d’un mannequin l’espace de quelques minutes en prenant des poses et en prenant soin de ne pas virer à la caricature.
Comme vous pouvez le constater, les noms des figures reflètent la culture très visuelle du hip hop.
La "hype ", tout en intégrant les figures précédentes, s’éloigne du mime. Apparue dans les années 90, elle s’inspire autant des danses africaines, des claquettes, de la danse jazz que des clips. En hip hop, la danse debout s’oppose au break.
Etape 3 - Comprendre la hip-hop attitude
layer hidden off the screenLe hip hop est incontestablement un milieu masculin. Il tire sa force créative d’un travail collectif, ainsi que de la participation active du public. En effet, les "choré " (petite partie d’une chorégraphie) se montent en commun, chacun des membres apportant sa pièce à l’édifice en proposant des nouveaux pas au sein du cercle. Ainsi entre des phases de danse collective, des morceaux individuels sont intercalés. Aussi la danse est-elle envisagée comme un moyen idéal pour canaliser l’agressivité du groupe dans la rue. Comme l’a enseigné Afrikaa Bambaataa, il s’agit de "transformer l’énergie négative (les bagarres, des pillages, la drogue…) en énergie positive et constructive ". La danse s’inspire sans cesse de la ville en donnant vie à des scènes de rue.
Cette frénésie du rythme trouve son origine notamment dans la Capoeira (danse brésilienne qui permettait aux esclaves noirs de pratiquer d’une manière détournée un entraînement au combat) et donc indirectement dans la danse africaine perpétuée par les esclaves, les films d’arts martiaux, le flamenco espagnol, la danse indienne…Dans le même temps, le hip hop est source d’inspiration pour des chorégraphes contemporains comme Karine Saporta.
Intégrer le mouvement Hip-Hop
Si l’on veut se faire accepter du "posse " ou "crew " (groupe d’amis) et plus généralement du "mouv’ " (c’est-à-dire le mouvement hip hop), il ne suffit pas de savoir danser mais il s’agit d’acquérir un certain état d’esprit. Le hip hop est une culture issue de la rue; de cette spécificité découle le code de conduite à adopter. Des principes indéfectibles donnent au mouvement toute sa cohérence : les notions de cercle, de "free style " (danse individuelle basée sur l’improvisation), de défi et de respect, d’authenticité tiennent une place essentielle dans la culture hip hop.